mercredi, janvier 23, 2008

Une bien belle histoire....

Mônsieur Pierre nous a raconté une bien jolie histoire....



Cette photo mystérieuse a été prise par un scientifique. Cela vous étonne, mais je vais tout vous expliquer.
Par une belle journée d’été, me promenant en bicyclette le long des quais de Roscoff (où, il faut le savoir, il se passe toujours quelque chose), j’aperçois parmi les goémons en décomposition comme deux bêtes que je n’arrivais pas à identifier.
Heureusement, j’avais dans ma poche un appareil de photos numérique. Un bon marin a toujours dans sa poche un couteau et un numérique. Je fais quelques clichés et je rentre chez moi, pressé d’observer ces documents, curieux de reconnaître ces animaux marins.
Mais, je n’y arrivais pas. Je décidais d’aller montrer ces documents à la Station Biologique de Roscoff, imaginant que les chercheurs spécialistes de la faune marine pourraient répondre à mon interrogation.
Quand j’ai soumis ces photos au Professeur Têtanlair, son visage s’est transformé.
Il était simultanément fou de joie et effrayé.
Fou de joie, car il reconnaissait une espèce très rare décrite par un confrère à la fin du 19ème siècle et que personne n’avait revu depuis. Il m’a dit, il faut absolument que l’on se mette en planque dans le port et que l’on capture ces animaux. C’est une chance inouïe pour la Science.
Et voilà, le professeur Têtanlair, deux de ses jeunes collaborateurs et moi-même allons nous poster sur la grève dans le port, munis de lassos, de cordes et de très grandes épuisettes pour tenter de capturer ces animaux aussi exceptionnels.
Quelle chance, nous avons eu.
Le professeur et moi-même sommes des vieux messieurs, pas très séduisants mais en revanche, les collaborateurs, jeunes étudiants étaient beaux comme des Dieux. Le professeur ne nous l’avait pas dit, mais connaissant ces animaux, que ces deux beaux jeunes garçons seraient le meilleurs appât pour attirer ces deux spécimens d’exception.
A peine quelques minutes, s’écoulèrent que l’ont voit sortir de l’eau nos deux bêtes marines. Je ne savais pas encore de quoi, ils s’agissait.
Le professeur était excité et sautait comme une puce de mer. Il allait pouvoir faire une communication scientifique qui le rendrait célèbre dans toute la communauté des chercheurs du monde entier.
La capture fût aisée, au lieu de s’enfuir, ces bêtes mi-femmes, mi-poissons, s’accrochèrent aux bras des deux jeunes chercheurs.
« Attention » cria le professeur surtout ne vous laissez pas embrasser.
Ils eurent bien du mal à résister, la tendresse de ces bêtes étant immense. Une fois dégagées du goémon qui recouvrait leur visage, elles montrèrent un visage d’une grande beauté. C’était presque impossible de résister à un tel charme.
Embarquées, dans le véhicule, nous nous rendirent rapidement dans l’aquarium de la Station biologique pour mettre nos « sirènes » en sécurité.
Et là, le Professeur nous expliqua toute l’histoire.
En effet, vers 1899, était déjà apparue sur nos côtes ces animaux que l’on appelait des sirènes. Les sirènes étaient très connues depuis des siècles pas tous les marins du monde. Mais cette espèce qui réapparaissait là sous nos yeux était d’une exceptionnelle voracité. C’était une espèce sanguinaire. Dans des récits de mer, il a été souvent décrit ces marins que l’on trouvaient gisant sur les ponts de bateaux, livides. Ils étaient morts sans aucune marque de lutte. Ils subsistait seulement une petite trace de morsure près du cou.
Nos sirènes étaient passées par là.
Le professeur demanda à ses acolytes de mettre une graisse blanche sur le visage de nos deux sirènes. Leur peau très fragile adaptée aux grandes profondeurs ne supportaient pas le contact prolongé avec l’air, surtout l’air iodé de Roscoff. Curieusement, ce type de sirène supporte assez facilement l’air pollué des cafés enfumés et peuvent y passer des nuits entières sans trop de dommages ( apparents ).

La photo que nous commentons a été prise par le Professeur Têtanlair et a été publiée dans les plus grandes revues scientifique de la planète.

3 commentaires:

À 9:27 PM , Blogger meumeu a dit...

J'adore !
Les jeunes chercheurs ont ils survécus ?
La dissection est prévue pour quand ?

 
À 3:08 PM , Anonymous Anonyme a dit...

ravissantes ces deux sirènes et je comprends les craintes du PR Tétanlair et de son ami !!!!

 
À 12:44 AM , Blogger joe a dit...

Pfeu, y'en a plein partout, bandes de nazes... gniark gniark

 

Enregistrer un commentaire

Abonnement Publier les commentaires [Atom]

<< Accueil